Les « GENDER STUDIES»

(libérer le plaisir du sexe)

 

Lorsque l’on parle de féminisme de la 1ère et de la 2e vague, on parle encore de femmes sexuellement distinctes de l’homme et que l’on cherche à libérer de l’oppression masculine.

 

La lutte dans bien des cas emploie un schéma marxiste. Le chanoine Olivier Bonnewijn a bien montré ce schéma. Ce schéma prélude à l’entrée en scène d’un concept opérationnel emprunté à la psychologie sociale américaine et développé entre autres par John Money : le concept du gender.

 

À la fin des années 70, le mouvement féministe s’effiloche.

 

Tout d’abord est apparu le Black féminism, dont les premières revendications se sont séparées de celles des féministes blanches. L’oppression que dénoncent les femmes noires n’est pas celle de l’Américaine blanche politiquement sevrée de ses droits, confinée au foyer et faiseuse d’enfants. « La femme noire demande une nouvelle gamme de définitions de la femme, elle demande à être reconnue comme une citoyenne, une compagne, une confidente et non comme une vilaine matriarche ou une auxiliaire pour fabriquer des bébés».

Mais la femme noire peut être opprimée en tant que femme, en tant que noire, ou même en tant que lesbienne.

 

L’étude de ces oppressions diverses a permis aux féministes de la troisième vague de développer un concept unificateur de leur lutte : l’intersectionnalité, concept forgé par l'universitaire féministe américaine Kimberlé Crenshaw.

 

L’intersectionnalité montre que les formes de domination et de discrimination ne peuvent pas être entièrement expliquées si elles sont étudiées séparément les unes des autres. Il faut les étudier dans les liens qui se nouent entre elles, en partant d’un principe conducteur. Quel est ce principe ? Le mâle ou le sexe ?

Les 1ère et 2e vagues de la lutte pour la libéralisation des femmes ont vu dans le mâle le principe conducteur de l’analyse de l’oppression féminine.

 

La 3e vague l’analysera non selon une identité « naturelle » ou biologique précise, mais selon un concept heuristique, le SEXE.

 

Autrement dit, ce n’est pas le mâle qui cause l’oppression mais le sexe, comme ce n’était pas le riche ou le bourgeois qui était cause de la misère prolétarienne, mais le Capital.

 

Ainsi, ce n’est pas l’homme qui est cause de l’aliénation de la femme, c’est le sexe. Le principe conducteur de l’analyse de toutes les oppressions féminines devient donc le sexe.

Il faut, maintenant, conduire toutes les analyses des diverses formes d’aliénation féminine à partir de l’opposition entre le sexe et le corps. Pour cette analyse, le concept du gender devient un concept clé.

 

Quelques réflexions sont nécessaires pour montrer les divers apports de cette nouvelle construction :La French Theory, Car l’utilisation du concept de gender pour alimenter la lutte en vue de la libéralisation de la femme a été nourrie en partie aux États-Unis depuis les années 1970 par certain nombre d'auteurs français, notamment Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault, Jacques Lacan, Jean-Francois Lyotard et bien d'autres. Il serait intéressant d’analyser chacun de ces penseurs.

 

 

La binarité des genres est dépassée ! Non seulement il n’y a plus le « genre homme » et le « genre femme », mais il n’y a plus de gender qui tienne compte d’une sexualité du corps. Agir selon la sexualité du corps est une option libre de droits et selon le goût du jour ! Il est possible de se procurer tous les plaisirs en utilisant le corps comme cela plaît. Il n’y a qu’à apprendre les techniques ! Ce qui est nouveau, ce n’est pas que ce soit possible. Ce qui est nouveau, c’est que cela soit devenu le fondement du « normal », le guide social de la liberté.Si le corps est ainsi désexualisé, désidentifié, il est logique de s’attaquer aux institutions. À commencer par le mariage. Et cela est intouchable !

 

Quand Christiane Taubira nous parle de « justice » et d’égalité de droit envers les lesbiennes et les homo, elle dissimule l’idéologie dont elle s’inspire.Il ne s’agit pas de rétablir la justice ou de corriger une injustice. Derrière ce projet de loi, il y a toutes les pressions des associations, tous les mouvements plus ou moins proches du marxisme trotskyste et de ses théories de «libération » de la femme qui s’inspirent des idées que l’on vient d’analyser.

 

 

Ce féminisme a instauré un terrorisme culturel qui risque d’être pire que celui des polices secrètes des régimes totalitaire, il faut aussi en prendre conscience. Il nous met dans la peur de la peur.

Nous avons peur de l’homophobie ! Peur d’aller contre le progrès de la civilisation, peur de retarder la marche de l’Histoire. Nous avons peur de faire le jeu de l’aliénation ! Nous avons peur d’être des tyrans et des totalitaires rétrogrades et obscurantistes.

 



Et cette peur se nourrit de notre propre système de valeurs. Car nos valeurs nous enseignent, à juste titre, le respect des personnes.

 

Mais respecter les personnes n’est pas consentir à toutes les théories qui en détruisent la dignité ! Quand le ministre de l’Éducation tance le secrétaire général de l’enseignement catholique au nom de la liberté des consciences, il y a de quoi rire ou pleurer ! Le respect de la liberté des consciences supposerait alors de recevoir, sans mot dire, ce que l’État propose comme la Vérité incontournable.

Le contrat avec l’État pour la rémunération des professeurs est-il un contrat qui achète les consciences et qui les oblige à se taire ?

 

*   *   *